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Communiqués

ON NE PEUT REFAIRE L'HISTOIRE MAIS ON PEUT ÉVITER QU'ELLE SE REPRODUISE

Par Valérie Fillion, Dominique Dionne et Claudine Renauld1

La réalité minière

Nous avons assisté à la première du film Trou Story, de Richard Desjardins et Robert Monderie. Comme tout le monde, nous avons éprouvé un profond malaise en voyant des images d’archives d’hommes et de femmes allant au bout de leurs forces dans des conditions de travail des plus difficiles, voire inhumaines. Et c’est sans compter l’absence totale de mesures de protection de l’environnement qui nous apparaissent pourtant tellement élémentaires aujourd’hui.

Personne dans l’industrie minière ne peut rester insensible en voyant ces images. Ce n’est pas pour perpétuer ce modèle que près de 40 000 Québécoises et Québécois y travaillent présentement.


Il y a quelques années à peine, on lançait les mégots par terre, on laissait rouiller de vieilles autos au bout des champs et les rivières étaient le prolongement des égouts des villes. Le tout sans sourciller. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.


La société a changé. L’industrie minière a changé; la conscience environnementale y est autant présente qu’ailleurs.


Aucune mine ne peut plus être construite au Québec sans que son propriétaire ne soit tenu d’élaborer un plan de réhabilitation approuvé par le gouvernement et ce, même avant l’ouverture de la mine. Et les entreprises doivent déposer en fidéicommis 70 % des coûts de restauration (100 % avec le projet de loi 14).


Plusieurs sites ont fait l’objet de réhabilitations exemplaires. On n’a qu’à penser à la mine Solbec, près de Stratford, en Estrie, qui est devenue un lieu de villégiature recherché, ou encore à l’ancien site de la mine Joutel, en Abitibi, transformé en site naturel exceptionnel.


Uniquement sur le plan environnemental, pas moins de 60 lois et règlements encadrent aujourd’hui l’activité minière. De nos jours, l’exploration se fait de manière presque chirurgicale et minimise l’empreinte environnementale.

Lors de la phase d’exploitation, les nouvelles technologies permettent de minimiser les impacts environnementaux et la durée des travaux. Plusieurs de ces innovations sont  le fruit de l’expertise québécoise et ont été adoptées ailleurs dans le monde.

En matière de santé-sécurité, c’est le jour et la nuit entre la situation actuelle et celle montrée dans Trou Story. Au cours des 20 dernières années, le taux de fréquence d’accidents dans les mines du Québec a diminué de 75 %.


Oui les hommes et les femmes du secteur minier travaillent encore fort, mais ils n’ont plus depuis longtemps à mettre leur vie en péril pour accomplir leur tâche. Leur rémunération n’a plus rien à voir avec la maigre pitance d’autrefois. Le salaire moyen des travailleurs miniers est de nos jours 40 % plus élevé que le salaire moyen versé au Québec, tous les secteurs économiques confondus. Et les offres d’emploi abondent!

Trou Story démontre que l’industrie minière a encore du travail à faire pour convaincre l’opinion publique qu’elle a rompu avec les pratiques déplorables du passé, même si, depuis des années, elle implante des pratiques responsables. Nous sommes toutefois confiants que ces efforts, qui se poursuivent, finiront par être reconnus.

 

1 Respectivement directrice générale de l’Association de l’exploration minière du Québec, présidente du conseil d’administration de l’Association minière du Québec et  directrice générale de Minalliance.

 

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