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LES OPPOSANTS À L'INDUSTRIE MINIÈRE DE L'URANIUM VÉHICULENT DE L'INFORMATION ERRONÉE
Le 16 février 2010 -Depuis un certain temps, des groupes d’opposants à l’industrie de l’uranium mènent une campagne active en faveur d’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium au Québec. Cette demande est basée sur un document élaboré par la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine et est appuyée par d’autres opposants dont certains médecins de Sept-Îles. Or, à la lecture d’un communiqué envoyé par la Commission canadienne de sureté nucléaire (CCSN) le 22 décembre dernier, on peut constater que ce document contient plusieurs informations erronées ou incomplètes susceptibles d’induire en erreur la population québécoise.

L’Association de l’exploration minière du Québec et l’Association minière du Québec tiennent à rétablir les faits. À cet effet, vous trouverez sur les sites internet de l’AEMQ (www.aemq.org) et de l’AMQ (www.amq-inc.com) une analyse du document de la coalition. Les nombreuses rectifications apportées sont appuyées par des références qui permettront aux lecteurs de vérifier les informations ou encore d’en apprendre davantage sur le sujet.

Dans l’ensemble, cette analyse met à jour l’absence de rigueur des auteurs du document de la coalition. Les arguments fournis pour justifier une demande de moratoire sont, pour la plupart basés sur des informations erronées, incomplètes ou encore sur des données périmées. Voici les principales rectifications :

1. Le Canada a des obligations en matière d’utilisation pacifique des matières nucléaires ; il est donc faux de prétendre que ce pays peut contribuer à la prolifération d’armes nucléaires.

2. Il existe des méthodes de gestion et d’entreposage des résidus miniers et des déchets radioactifs sûres et sécuritaires, à court, moyen et long termes contrairement à ce que laisse sous-entendre le document de la coalition.

3. Un plan de restauration accompagné d’une garantie financière qui assurera à 100 % les coûts de restauration est obligatoire à chaque étape d’un projet uranifère. La coalition est silencieuse à ce sujet.

4. « De nos jours, les travailleurs de l’industrie et les populations résidant à proximité d’une mine ou d’une usine de concentration d’uranium ont une aussi bonne santé que le reste de la population canadienne », soutient la CCSN qui affirme, contrairement aux propos des opposants, qu’« on ne relève au Canada aucune manifestation de maladie attribuable à l’exposition à l’uranium ».

5. Plusieurs études scientifiques démontrent que, contrairement aux propos de la coalition, les niveaux de radon et des autres radionucléides en périphérie des sites miniers en exploitation sont comparables aux niveaux naturels des sites de référence proches et éloignés.

6. L’utilisation de l’uranium comme source d’énergie peut permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre et peut constituer une solution viable face aux changements climatiques au même titre que les énergies renouvelables.

7. La crise mondiale des isotopes médicaux démontre à quel point la technologie nucléaire est essentielle pour la médecine nucléaire à des fins de dépistage et de traitement du cancer même si la coalition soutient le contraire.

8. L’exploration de l’uranium au Québec est susceptible, si les gisements qui sont découverts sont mis en production, de créer des revenus importants et de longue durée pour les différentes régions du Québec, comme c’est le cas en Saskatchewan

 
 
 
     
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